*** Chapitre 15 ***

*** Chapitre 15 ***
*** Point de vue de Juliet ***

J'allais me coucher assez tôt, il n'étais pas plus de 18h30 mais toutes ces mésaventures m'avaient achevées. Je voulais oublier, mais c'était impossible, toute cette nuit seras gravée a jamais dans ma mémoire, tout comme la nuit où j'avais détruit ma maison...

Lorsque je me réveillais le lendemain matin, Bill n'était pas la. Normal, c'était un mercredi et Andréas était venu lui rendre visite. Cet homme m'intriguais. Je ne m'avais jamais vu mais Bill m'en parlais très souvent, en fait, il n'y avait que lui de qui il pouvait parler ! Je l'enviais un peu car moi, je ne pouvais parler de personne. Ma mère me détestait, mon père était mort, l'une de mes s½urs me détestait également, et l'autre n'en parlons pas ! Quand à mes amis... je n'en avais plus depuis bien longtemps !

Bill revint environ une heure plus tard et nous mangeâmes (y a guillaume qui se réincarne en moi ! U__U) tous les deux. On ne parlait pas, on ne savais pas trop quoi dire après ce qui s'était passé ! On mangea donc dans un grand silence, à écouter les autres conversations émanant des cellules voisines... Concentrée sur tout ce qui se passais autour de moi, je remarqua quelque chose...

Moi : Bill...
Bill : Oui ?
Moi : Tu trouves pas ça bizarre que les gardes partent ?
Bill : Comment ça ?
Moi : D'habitude, à cette heure les gardiens de prison sont toujours a déambuler dans les allées mais aujourd'hui, il n'y a personne !
Bill : Et alors... tant mieux ! Qu'ils nous foutent un peu la paix ! Ca nous feras pas de mal !
Moi : Nan c'est pas normal jte dit !

Une légère secousse se fit ressentir dans le sol.

Moi : C'était quoi ça ?
Bill : Rien de grave croit moi ! Qu'est ce que t'as aujourd'hui ? T'as tes règles ou quoi ? (mdr le prof d histoire qua ses règles hein Mathilde ^^)
Moi : T'es pas drôle... J'aime pas ça c'est tout !
Bill : Il pleut dehors, il doit juste y avoir un éclair qu'est tombé pas loin mais c'est rien de grave ! Il y a des paratonnerres dans toute la ville !


Une autre secousse, un peu plus forte eu lieu.

Moi : Ah ouai ? Alors... comment t'explique ça ?

Bill aussi commençait à prendre peur, je le voyais bien, mais il continuait à me répondre, pour me rassurer.
Le sol commençait vraiment à trembler, et les murs le suivaient.... Maintenant, cela ne s'arrêtait plus ! Le sol, les murs, les lits et tout le peu de mobilier que nous avions tremblait.
C'était donc pour cela que les gardiens étaient partis... Ils prévoyaient un tremblement de terre !

Le lit superposé tomba, et comme dans la plupart des cellules, la fenêtre se brisa en un milliers de petits morceaux de verres. Par réflexes, et pour me protéger, Bill me prit dans ses bras.
J'étais contente de m'y loger mais j'aurais préféré qu'il n'attende pas cet imprévu pour le faire...

Lui aussi avait peur, et rien que de le savoir j'étais encore plus terrorisée !

***


Le tremblement se faisait de plus en plus ressentir... Les murs tremblaient désormais en continu... Dans toutes les autres cellules les prisonniers hurlaient et essayaient de s'enfuir ce qui était évidemment impossible vu la solidité des grilles ! Seuls Bill et moi ne crions pas encore. Mais nous nous y mîmes très rapidement. C'était très étrange. Nous hurlions, sans savoir pourquoi, peut être dans l'espoir que quelqu'un nous entende et vienne nous chercher mais tout en sachant que cela serait en vain. Le mur d'une des cellules où un homme secouait brutalement les grilles depuis quelques minutes s'effondra. L'homme parvint à s'enfuir sans un regard derrière lui alors que les autres hurlaient. Ensuite, tous se mirent à agiter les grilles qui pourtant ne bougeaient pas. Le tremblement fût de plus en plus fort. Les murs de notre cellules se craquelèrent et l'un des murs près de moi s'écroula...Un morceau de roche me tomba sur la jambe et m'immobilisa au sol ce qui me permit de constater que le plafond aussi se craquelait... Tout allait s'écrouler d'une minute à l'autre et nous allions tous mourir, dans cette prison, bloqués comme des bêtes et ne pouvant nous échapper. Bill s'approcha de moi en hurlant mais peu à peu je sentais que je m'éloignais de lui, de sa voix et de son image...

[*
] [Flash Back] [*]

Il fait nuit, maman est partie au cinéma avec Alexia, mais Miley (ça se dit mayeli xD) ma troisième s½ur, reviens tout juste de son voyage scolaire et elle est restée à la maison avec moi pour se reposée. Alexia et Miley sont mes deux s½urs. Nous sommes triplées mais je considère plus Miley comme une grande s½ur car elle a toujours été plus distante, plus raisonnable et plus censée. Elle n'était pas la le jour de nos 10 ans, le jour du décès de notre père et ne peut donc comprendre ce que nous ressentons Alexia et moi.

Je suis donc dehors. Il fait nuit et je profite de cet instant car Miley vient de sortir pour annoncer qu'elle est rentrée à son petit ami. Nous n'avons que 16 ans mais je considère déjà ma s½ur comme un adulte. Je suis sous un arbre à environ 20 mètres de la maison. Je la regarde... Elle me manquera c'est sûr ! J'ai vécu tellement de choses ici ! Et il va ma falloir déménager. Mais je suis obligée de faire ce que je fais car mon beau père à déjà gâché tous ces souvenirs dès l'instant où il est arrivé et je me dois de rendre la paix à cet endroit et à ma famille. Je regarde la mèche que j'ai dans la main et après un instant de réflexion... je l'allume. Je la pose par terre et recule encore un peu. J'observe la flamme qui remonte rapidement le fil... Je tremble, j' ai peur de ce qui va arriver mais je ne regrette pas, je suis sûre de ce que je fais... La flamme n'est plus qu'a quelques mètres de la maison quand Miley arrive en courant. Elle a compris ce que je faisais.

Miley : Nan ! Ne fais pas ça !!

Elle court en direction de la maison, je n'ai pas le temps de la retenir. Elle veut sauver mon beau père mais elle a tort il doit mourir ! J'appelle ma s½ur, je lui dit que c'est trop tard et qu'il l'a bien mérité mais entêtée elle court toujours vers la maison qui ne tarde pas à exploser... Mon beau père est mort... Miley aussi. En un instant j'ai réussis à tuer deux personnes. Je voudrais me précipiter et voir si Miley va bien mais je ne peux pas... Quelque chose m'empêche de le faire, ce quelque chose... la peur ! Elle m'empêche d'avancer et d'essayer de sauver ma s½ur comme elle m'a poussée à tuer mon beau père. Cette peur...
Je m'enfuie en courant.

Je me revois plusieurs fois partir en courant, en pleurs puis peu à peu, tout devient noir...noir...noir...noir... Je n'entends plus rien, je ne sens plus rien, je ne voie plus rien, uniquement du noir tout autour de moi. Comme si je flottais dans l'espace, comme un grand vide où le temps s'arrête, comme si je plongeais dans un autre monde, ou tout simplement comme si quelqu'un avait éteint la lumière... Peut être que tout cela n'avait été qu'un rêve !
Peut être allais-je avoir de nouveau 10 ans ! Peut être que nous irions aux Antilles et que mon père n'allait pas mourir ! Peut être que mon beau père ne viendrais jamais et qu'il nous laisseraient tranquille, ma famille et moi ! Peut être que je n'avais jamais tué Miley ! Peut être que je n'avais jamais été en prison ! Peut être...
Je distinguais peu à peu une lueur au dessus de ma tête... Peut être... étais-je morte ? Peut être que la mort de mon père avait bien eu lieu mais peut être allais-je avoir le privilège de le revoir et de vivre avec lui ? Peut être allais-je revoir Miley et qu'elle accepterait mes excuses ? Peut être... Peut être...
La lueur grossissait et commençait à m'aveugler. Je fermais les yeux mais elle était toujours la... Devant moi, comme si elle ne voulait pas partir ! Puis une voix vint se joindre à la lumière, une voix qui disait... Il n'est pas encore temps, il n'est pas encore temps... Retourne de la d'où tu viens, il n'est pas encore temps... Je reconnu la voix de mon père... Peut être était il la lumière ? Peut être qu'il avait raison... Peut être qu'il n'était pas encore temps que je meurs ! Peut être devais-je retourner aux cotés de Bill pour le sauver ! Peut être lui, ne devait pas mourir ! La voix disparue, et la lumière devint nette. Je distinguais à nouveau Bill et je l'entendais encore hurler... J'ouvrais doucement les yeux et me redressais... Je sentis un poids au niveau de ma jambe, qui m'empêchait de bouger ! Soudain, tout me revint en tête, la prison, Bill, le tremblement de terre, puis le mur qui s'était écroulé sur moi et qui me bloquait la jambe.

Bill arrêta de pleurer, il me prit dans ces bras. Il me confia qu'il avait cru me perdre et chercha enfin un moyen de me sortir de la. Il parvint finalement à le faire en faisant levier avec un morceau de poutre du mur. Juste attend... Le plafond s'effondra sur nous ! Nous réussîmes à sortir de la prison. Dehors, nous découvrîmes un horrible spectacle. Tous étaient morts ou blessés sous les décombres du gigantesque bâtiment. La prison, qui était immense était maintenant réduite en poussière ou du moins, en un gros amas de pierres. Autour de nous, il n'y avait plus rien, le néant total. La route que l'on voyait de la fenêtre avait été détruite. Comme tout le reste d'ailleurs. Il n'y avait plus aucunes maisons ici. Mais en regardant bien, nous constatâmes que la population avait été évacuée. La population, sauf celle de la prison.

Je regardais encore une fois autour de moi... Bill me pris la main et nous commençâmes à marcher.

Une nouvelle vie s'offrait à nous.

# Posté le mercredi 21 mai 2008 09:23

Modifié le mardi 08 juillet 2008 10:07

*** Chapitre 16 ***

*** Chapitre 16 ***
*** Point de vue de Bill ***

Une semaine avait passé depuis l'effondrement de la prison. Ce jour la, j'avais vraiment cru perdre Juliet ! Et je m'étais rendu compte que je tenais vraiment à elle. Depuis, nous errions dans la ville. Tout était désert. Cela était très étrange. Aucune voiture, aucun signe de vie, aucun bruit, excepté celui du vent. Nous ne parlions pas, ou très peut. Nous réfléchissions à ce qui nous était arrivé. Nous avancions dans une avenue, déserte elle aussi, les maisons étaient toutes plus détruites les unes que les autres ! Nous avons réussis à survivre en fouillant les décombre de certaines piaules afin de trouver de quoi se nourrir ou de se désaltérer. Nous dormions dans la rue, ou derrière des murs pour s'abriter du froid. Nous n'avions pas grand-chose sur nous mais avions réussi à dénicher quelques vieux vêtements dans les éboulis. Le ciel aussi était étrange. Je m'étais toujours imaginé que, quand je sortirais de prison, ce serait pour voir le soleil, cette luminosité qui n'existe pas en prison. Mais je m'étais bien trompé. Nous n'avions pas revu le soleil et le ciel était noir. Comme si ce tremblement de terre avait provoqué la fin du monde. J'avais peur. Peur, mais je ne savais pas de quoi. Sans doute de ne jamais revoir personne, ou de mourir sans que personne ne s'en rende compte... Je repensais à mon frère... Tom... Il faisait ce temps là, la nuit où je l'ai perdu.

Juliet s'arrêta.

Juliet : Bill ! J'en peux plus de marcher et remarcher jours après jours ! Ca sert à rien ! A part à se tuer un peu plus... Ils sont tous morts ! Le monde est mort ! Il n'y a plus que nous ici ! Toi... et moi...
Moi : Je sais moi aussi je suis fatigué mais on est bien obligé de marcher ! Un jour, quelque part, on retrouvera quelqu'un qui nous expliquera ce qui s'est passé ! Et ici... que veux tu qu'on fasse ?
Juliet : J'en sais rien...
Moi : Il n'y a plus rien à faire ici a part fuir !
Juliet : On pourrait essayer de reconstruire une maison et de s'y loger et d'essayer de vivre comme on peut...
Moi : Nan c'est inutile ! Il nous faudrait des années pour faire ça ! Et le résultat serait le même ! On mourait...
Juliet : Je ne peux plus continuer... Vas y toi ! Moi je reste la ! Cette maison la bas est encore en bon état. Je m'y logerais et me nourrirais comme je pourrais mais je ne continue pas. Je refuse de marcher vers... nulle part ! On ne sait même pas où on va !
Moi : On va retrouver la vie...
Juliet : Et bien vas y ! Vas retrouver la vie... Mais puisque je te dis que tout le monde est mort ! Il n'y a plus que nous ici ! Ca sert à rien !
Moi : Je refuse de me laisser mourir.


Je repris mon chemin vers une destination inconnue pour essayer de retrouver le moindre signe de vie tandis que Juliet restait la... Au bout de quelques mètres, je me rendis compte que je pleurais. J'allais laisser mourir Juliet... Seule... Au milieu de nulle part... Mais j'y étais obligé. Elle m'y obligeait !

# Posté le mercredi 11 juin 2008 16:29

Modifié le mardi 08 juillet 2008 10:01

*** Chapitre 17 ***

*** Chapitre 17 ***
*** Point de vue de Juliet ***

J
e regardais un instant Bill s'éloigner de moi puis en détournais mon regard. Ca me rendait triste qu'il parte. Il était pourtant évident qu'il n'y avait plus personne ici tout avait été ravagé et je ne comprenais pas pourquoi Bill s'obstinait. Je pense qu'il a peur de voir la vérité en face. De se dire que demain il pleuvra [ hein June xD ] ainsi que le lendemain et le surlendemain. De constater que nous n'avons plus personne. Ca parait peut être étrange mais, quand on vit en prison, même peut de temps ce qu'on espère en en sortant c'est bien sur de faire une nouvelle vie, de retrouver un travail mais avant tout d'essayer de renouer les liens avec des proches perdus. C'est important car on s'en veux de les avoir laisser penser du mal de soi et on voudrait retourner en arrière pour tout effacer... mais ce n'est jamais possible. La vie n'est pas comme une peinture ou un morceau de musique que l'on peut retordre dans tous les sens. Ni un film dans lequel on construit une machine à remonter le temps...

J'allais vers la maison que j'avais remarquée, c'est-à-dire la moins détruite de la rue. Je voulu entrer mais il me fus impossible de me frayer un passage par l'entrée principale. Je contournais donc la maison et trouvais une fenêtre, à demie enfouie dans le sol qui conduisait vers la cave. En me servant d'une branche, je cassais la vitre et me faufilais à l'intérieur. Là, je trouvais des débris de meubles, ainsi qu'une caisse à outil et une cave à vin. Je me servis du bois pour me faire un feu que j'allumais dans un coin de la pièce où il n'y avait plus rien. Je consultais aussi la caisse à outils mais tout avait été endommagée et rien n'était récupérable. Il me fut impossible d'ouvrir la cave à vin mais en la déplacent, je découvrais derrière une vieille bicyclette et un sac de pommes de terre. J'en prenais quelques unes et après les avoir réchauffées sur mon feu, les mangeaient une à une. Mais j'avais faim et cela ne suffisait pas à me remplir l'estomac. Je m'endormie, blottie contre un mur en rêvant à diverses plats que j'aimais manger auparavant.


*** Point de vue de Bill ***


Cela faisait plus de deux heures que j'avais quitté Juliet. Depuis, je n'avais pas cessé de marcher. C'était plus agréable d'avoir de la compagnie, pour discuter... Même si Juliet se plaignait tout le temps. Je ne la comprenais pas. La vie, c'est l'espoir. Comment pouvait elle continuer à vivre sans l'espoir de retrouver quelqu'un ou un endroit ou tout soit comme avant ?

J'aperçu alors un centre commercial ou plutôt ce qu'il en restait. J'entrais par une fenêtre car la porte avait été ensevelie sous des caillasses. A l'intérieur, je trouvais quelques boites de conserves encore en état et je me restaurais un peu. Je parcourais les rayons à ma portée et je récupérais tout ce qui pu être récupérable. J'arrivais bientôt au rayon électronique où je trouvais une radio. J'essayais de l'allumer mais d'ici, on ne captait rien. Le centre radio avait du être détruit. Je la gardais tout de même dans un sac à dos que j'avais trouvé dans un autre rayon. Je trouvais aussi des vêtements. Et je me changeais car la tenue de prisonnier que je portais n'était pas des plus discrètes ni des plus adaptés.

Je constatais qu'il y avait un étage. Je montais et découvrais avec joie une chambre reconstituée [genre Ikea] Il y avait la un lit [en même temps c'est une chambre T__T] en très bon état avec tout ce qu'il fallait. Des coussins, des draps, le bonheur ! Cela faisait pratiquement un an que je n'avais pas revu un lit comme ça. Il y avait aussi une table de nuit, une armoire, un bureau avec un ordinateur...Sur l'un des murs était déssiné une fenêtre par laquelle on voyait la mer. Je ne me souvenais plus que c'était comme ca... la mer...
Tout était en excellent état excepté l'ordinateur qui était complètement détruit. Je m'allongeais sur le lit d'enfant et essayais de dormir mais cela m'était impossible. Je pensais à Juliet qui devait essayer d'allumer un feu sans grand résultat ou de chercher de la nourriture.
Elle me faisait pitié. Mais je ne pouvais pas aller la chercher c'était bien trop loin ! Et cela aurait sûrement été inutile. Elle devait avoir bougé, changé de maison exploré un peu les environs pour essayer d'y vivre. Je m'endormais finalement au bout de quelques instants.

[***]

Krchhhhh Krchhhhh
Je fus réveillé soudainement pas un bruit étrange. Je me levais et cherchais d'où cela pouvait provenir mais dès que je m'éloignais un peu, le bruit diminuait.
Le bruit venait il de moi ? [ouai c'est ton ventre xD]
En cherchant mieux, cela venait de mon sac. Je l'ouvrait et découvrait la radio que je n'avais pas éteinte. Je captais un signal mais cela restait encore inaudible. La station radio n'avait donc pas été détruite ! Il fallait que je me place en hauteur pour mieux entendre...
Je sortit dans la rue précipitamment, de peur de perdre le signal.
Je regardais autour de moi et voyais enfin une résidence [genre petit immeuble], avec le toit plus haut que les autres maisons.
Malheureusement, elle était complètement détruite. La moitié des murs était détruits et l'escalier n'avait pas non plus tenu le coup.
Je ressortais dehors en cherchant un moyen de monter et vite. Mon c½ur battait de plus en plus fort dans ma poitrine. Après quelques instants de réflexion, je décidais d'escalader le toit.
Je retournais dans le magasin et ramenais une échelle que je posais contre un mur qui semblait résistant. Je commençais ensuite ma montée vers le sommet. Une partie de moi disait « redescend c'est trop dangereux » tandis que l'autre me persuadais « vas y fais le pour Juliet » ! Je montais petit à petit jusqu'à atteindre le plus haut de l'échelle, trop courte. Je sautais et m'agrippais à la gouttière pendant que l'échelle tombait en dessous de moi. J'étais suspendu dans le vide, incapable d'aller plus haut, la mort toute proche...


*** Point de vue de Juliet ***


Je me réveillais, glacée. Dans ce sous sol il faisait très froid et je n'avais rien trouvé pour me réchauffer. Le feu s'était éteint. Je sortais afin de ramasser d'autre bois mais il n'y avait plus rien aux alentours. La nuit tombait et cela aurait été trop risqué de s'aventurer dans d'autres lieux la nuit. Si les hommes avaient été anéantis, les bêtes sauvages, elles, avaient résisté et elles avaient déjà commencé à envahir les anciens quartiers.
Je redescendis et constata qu'il n'y avait plus de nourriture.
« J'en avait pourtant laissé » pensais-je à haute voix sans comprendre qu'un animal l'avait terminé.
Je sortais donc pour la seconde fois bien décidée à trouvé chaleur et nourriture malgré les risques. Je retournais dans la rue principale et cherchais une maison qui aurait été à peu près conservée après le tremblement de terre. Malheureusement, ces maisons étaient rares et celle que j'avais choisie pour me loger était bien la seule du quartier. Je décidais donc de partir plus loin, la où peut être des maisons auraient étés conservées. Je prenais la direction que Bill avait prise le matin même avec l'espoir de le retrouver s'il s'était arrêté.

Je marchais lentement car la fatigue et la solitude me pesaient. Environ 20 minutes plus tard je trouvais enfin une maison à peu près conservée. Je m'approchais et après l'avoir contournée, entrais à l'intérieur. C'était une belle et grande maison autre fois. Le genre de maison où tout le monde rêve de vivre avec les grandes pièces avec presque rien dedans, le parquet lustré dans chaque pièce et les hauts plafonds. Les lustres magnifiques mais tellement hauts qu'il est impossible de les contempler... Imaginez cela de nuit et à moitié démoli... Plutôt effrayant non ? Au rez-de-chaussée, il n'y a rien de bien intéressant. Une entrée qui prend déjà la moitié du niveau, un grand salon et une véranda qui donne sur le jardin. Je suppose que la cuisine est au premier. Je retourne donc dans l'entrée pour monter mais l'immense escalier en arc de cercle est amoché si bien qu'il m'est impossible de l'utiliser. Je distingue dans un coin de la pièce un ascenseur. Je m'en approche et appuie sur le bouton pour l'appeler presque certaine qu'il ne vas pas marcher. J'appuie et rien ne ce passe.

« C'était évident » Dis je à moi-même.

Je commence à marcher vers le salon quand un « ding » me fait sursauter. Je me retourne et constate que l'ascenseur est descendu. Ses portes s'ouvrent dans un grincement effrayant.
Après hésitation, j'entre dans l'ascenseur et appuie sur le 1er étage. Je remarque qu'il y en a 3, ainsi qu'un sous sol. Plutôt classe la maison ^^ L'ascenseur n'a pas du servir depuis longtemps car des toiles d'araignées occupent toute une partie de la cage de fer. Les portes se referment...mon c½ur se resserre. J'ai un petit fond claustro et j'évite de prendre les ascenseur seule alors celui la, qui n'a pas du servir depuis x temps... U___U
Les portes sont fermées mais il ne se passe rien. C'est très sombre l'ampoule de haut de l'ascenseur a sans doute un faut contact ce qui la fait clignoter légèrement. Les toiles d'araignées qui l'entourent dessinent de grandes ombres sur le sol. L'étage n°1 sur lequel j'ai appuyé émet une inquiétante lueur rouge... Je commence à paniquer. Je me ronge les ongles et tape du pied. Je fais toujours cela quand je suis stressée et ici, il y a de quoi l'être.
L'ascenseur démarre enfin sa montée dans un long grincement après de longues minutes d'attente. Il s'arrête au premier comme prévu et je descends rassurée.

S'offre de nouveau à moi une pièce immense. Je ne voie pas bien ce que cela peut être. Il n'y a rien mis à part une commode dans un coin et quatre portes. Je marche sur le parquet qui grince [comme chez pauline xD] en direction de la première porte. Celle-ci refuse de s'ouvrir.
J'insiste un peu mais rien n'y fait. Je vais donc voir la seconde porte et découvre une bibliothèque. Je n'avais jamais vu une telle bibliothèque. Une vingtaine de rangée d'étagères remplies de livres et d'encyclopédies occupent la salle.

Mon estomac gargouille ce qui me rappelle que je ne dois pas m'attarder. La troisième porte cache un couloir. Je m'avance dedans et ouvre les portes unes à unes. Toutes ces pièces sont des chambres. Il devait y avoir beaucoup de gens qui vivaient ici... Je ressors car rien ne m'intéresse ici. Je vais donc voir la dernière porte qui renferme la cuisine. Une immense cuisine avec un bar, plusieurs frigos et une sorte de mini salon pour se poser et grignoter. J'ouvre les placard et déniche de quoi manger. Je me pose ensuite dans un des fauteuils et mange ici. Après m'être rempli le ventre, je décide d'explorer encore un peu cette maison.
Mis à part l'ascenseur qui est un peu effrayant, j'aime beaucoup cette maison. C'est le genre de villa que je rêverais d'avoir un jour.

Je retourne dans la salle de l'ascenseur mais peureuse comme je suis-je prends cette fois l'escalier qui n'est pas détruit à cette hauteur. Je monte une 40aine de marches et j'arrive en haut essoufflée. Ici, c'est assez étrange. Il n'y a pas comme au premier et au rez-de-chaussée une salle qui pourrait faire office d'entrée où de palier. La, il n'y a qu'un long couloir dont on ne voit pas le bout. Je m'y enfonce prudemment et ouvre les premières portes. Ce sont des pièces comme mélangées, mises n'importe comment. D'abord une chambre puis une salle de bain et un autre salon. Je remarque malgré le peu de clarté que les pièces sont en désordre. Tout est sans dessus dessous et tous les meubles sont détruits. Alors que plus bas, tout était bien rangé et en très bon état. Je me dis que le tremblement de terre doit agir plus en hauteur qu'en bas car je suis fatiguée et je ne veux pas me prendre la tête. J'entends soudainement un bruit qui provient du 3ème et dernier étage. Curieuse, je monte, je me dis que ce doit être Bill qui s'est réfugié ici et je suis déjà heureuse de le revoir.
J'appelle son nom mais il ne répond pas. Une fois en haut, je tombe comme précédemment sur un long couloir. J'avance doucement, le bruit se fait de plus en plus fort. Je pousse les portes pour trouver où se cache Bill. Il ne répond pas. Il doit vouloir me faire peur. Mais ça ne marchera pas ! Je sais très bien qu'il est la avec le bruit qu'il fait ^^ !
J'entre dans une autre pièce, le bruit s'est tu. Quel abrutit celui la s'il croit pouvoir m'avoir...
Puis soudainement j'entends un rugissement.
Je me retourne et me trouve nez à nez avec un loup...


Voila j'espère que ca vous plaira !
Jsuis désolée j'ai pas trop eu le temps d'écrire ces derniers jours mais la suite sera bientot en ligne ^^

# Posté le lundi 07 juillet 2008 11:16

Modifié le samedi 16 août 2008 05:31

*** Je reprends la fic xD ***

Ouai je sais il y a 3 semaines je vous ait dit que j'abandonnais cette fic mais jpeux pas ^^ je voulais en faire une new mais j'ai pas d'inspi !!! par contre j'ai pleins d'inspi pour elle ! Je vais essayer de poster un chapitre par semaine : tous les samedis mais il y a peut etre des fois ou je pourrais pas ^^ J'espere que vous serez quand meme la et allez pas sur l'autre blog ca sert a rien y a que dal U__U

# Posté le mardi 14 octobre 2008 09:51

*** Chapitre 18 ***

DISPO SAMEDI
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# Posté le mardi 14 octobre 2008 09:52