*** Chapitre 10 ***

*** Chapitre 10 ***
*** Point de vue de Bill ***

Aujourd'hui, c'est mercredi. Je sors de la cellule vers 10 heures car Andréas est venu me voir. Lui seul vient me voir car lui seul était présent lors de la mort de Tom, que lui seul sait réellement ce qui c'était passé, et que lui seul me comprenait car c'était pour moi, comme un troisième frère. J'allais donc voir Andréas mais ne resta pas longtemps avec lui car il m'expliqua qu'il ne pouvait pas me voir aujourd'hui car il s'était disputé avec sa petite amie. Cela me manquait, le terme de « petite amie » ça faisait presque 1 mois que je ne l'avais pas entendu et plus de 2 ans que je n'en avait pas eu. Je retournais dans ma cellule en pensant à cela. Mais lorsque j'arrivai, Juliet n'était pas la. Je jetai un coup d'½il vers la fenêtre en m'étonnant qu'elle ai réussi à y monter seule mais elle n'était pas la haut non plus. J'allai donc à la vitrine pour voir si elle y était car elle m'avait dit qu'elle y allait parfois. Je retournai dans la cellule, assez inquiet... Il était impossible qu'elle eu un rendez vous car elle m'avait dit être totalement détachée de sa famille. Je ne voyais vraiment pas où elle aurait pu être excepté à l'infirmerie mais le gardien m'assura que non. Je me senti soudainement extrêmement seul. Je grimpais jusqu'à la fenêtre sans trop de difficultés car elle était mon refuge. J'y attendrai le retour de Juliet. Midi arriva très lentement et Juliet ne revenait toujours pas. Je redescendis pour manger toujours seul, dans le plus profond des silences. [En même temps il n'allait pas parler aux murs même s'ils savent parfois être très intéressants...]

*** Point de vue de Juliet ***

Lorsque Bill sort voir Andréas il est 10 heures. Je le sais car j'entends de ma cellule les coups des cloches de la chapelle de la prison qui annonce le début de la messe. Je n'y vais jamais. Cela ne m'intéresse pas. Je n'ai rien contre la religion mais un voisin de cellule, qui y ait aller, me l'a fortement déconseillé car les gens essayent simplement à nous faire nous repentir. Je n'ai rien à me reprocher. Ce crétin l'a bien mérité après tout ce qu'il nous a fait subir, à moi, à ma mère et en particulier à ma s½ur. Aujourd'hui, j'ai décidé de ne pas sortir. Peut être dans l'après midi, aller vois la vitrine avec Bill. Une télévision est exposée dans celle-ci et il n'y a pas souvent de places mais je commence a connaître les horaires les moins encombrés pour y aller. C'est la seule distraction que nous ayons dans les prisons [dans les prisons de Nantes xD]. J'y allais donc régulièrement le dimanche soir et le mercredi.


[***]


En attendant l'arrivée de Bill, il en avait sans doute pour une bonne heure, je décidais de réfléchir à mon passé. Cela faisait maintenant plusieurs semaines que l'incident c'était produit et j'arrivais mieux à y réfléchir sans pleurer. Je commençais à me remémorer tout, dans les moindres détails. La maison, plongée dans la nuit, ma mère qui venait de partir pour son service de nuit (elle était infirmière) et ma s½ur... partie depuis longtemps. Je me rappelais de tout, de la pendule qui avait sonné 23 heures, de la télévision qui diffusait une chaîne musicale... et de mon beau père, vautré dans le canapé...


[***]


Un gardien vient aussitôt me tirer de mes pensées.

Gardien : Quelqu'un pour toi, en salle de réunion...

Quelqu'un ? Je n'attendais aucune visite et comme j'avais quitté toute ma famille... J'étais totalement seule. Le garde m'escorta jusqu'à la salle de réunion qui est en fait une immense salle rectangulaire avec une 40aine de tables disposées côtes côtes, les visiteurs d'un côté, et les prisonniers de l'autre. J'étais déjà entrée dans une salle comme celle-ci plus jeune. Mais je ne m'étais pas installée du même côté de la table...

Le gardien me fit asseoir en face d'un homme qui m'était totalement inconnu. Il était grand, maigre, les cheveux courts d'un brin foncé, le regard noir dans les deux sens et il était assez effrayant. Je m'assis en face de lui sans un mot et lui me dit :

??? : Bonjour Juliet !


# Posté le vendredi 14 mars 2008 16:09

Modifié le mardi 08 juillet 2008 08:57

*** Chapitre 11 ***

*** Chapitre 11 ***
*** Point de vue de Juliet ***

??? : Bonjour Juliet !

Je ne connaissait pas ce type mais une chose était sûre, lui il me connaissait ! Il demanda au garde de nous laissez seuls et lui tendit une liasse de billets. Je compris que cet homme était riche et qu'il s'en servait pour manipuler les gens. [Quelle déduction ! xD]

Moi : Qui... Qui êtes vous ? Je ne vous connais pas ! Que me voulez vous ? Pourquoi êtes vous ici ?
??? : Oh la ! Une question à la fois ! Appelle moi Monsieur Schlecht. Ou Monsieur S. si eu préfères...


J'avais fait 2 ans d'allemand et je savais ce que signifiait Schlecht... Mauvais ! Cet homme étrange me terrifiait. Je lui répétais ma seconde question :

Moi : Que me voulez vous ?
Schlecht : Chaque chose en son temps ! Je n'ai que très peu de temps alors je te parlerais seulement du principal, de ce que tu dois à tout prix savoir...


Il commença à me parler de choses floues. Il tournait autour du pot et ne disait rien clairement. Je finit par lui demander clairement ce qu'il voulait ce que je regrettais une seconde plus tard.

Schlecht : Tiens tu as ton voisin de cellule ?
Moi : Pardon ?
Schlecht : Ce Bill... où je ne sais quoi ?


Ces quelques mots me glacèrent le sang. Je m'étais attachée à Bill et le fait que cet homme étrange le connaisse était... étrange [xD].

Moi : Euh... pourquoi vous me demandez ça ? Euh...

J'avais peur, au sens propre du terme et je commençais à appeler le garde. Monsieur S. me fit taire.

Schlecht : Tais toi ou je le fais tuer !

Mon c½ur battait au moins a 100 à l'heure. Bill était devenu un ami proche pour moi et il était ma seule relation. Je me résignais à l'écouter.

Moi : Que me voulez vous ?
Schlecht : J'aime mieux ça... C'est très simple ! Dans cette prison, il y a un de mes hommes qui est arrivé la semaine dernière. Il s'appelle Blaugrün.


Je ne connaissais pas ce mot mais compris que c'était de l'allemand. Je déduis donc que ce type étrange et son coéquipier formait une sorte de « bande » et ils avaient tous des faux noms. Etais-ce parce qu'ils étaient dangereux ?

Schlecht : Il réside dans la cellule n° 489. Vois tu où c'est ?

Je savais très bien ou c'était car j'étais dans la 483.

Moi : Oui...
Schlecht : Parfait ! A 4h30, pendant la nuit du 16 au 17 mars, tu iras rejoindre mon camarade dans sa cellule et il te donnera les dernières explications.
Moi : Mais... Les cellules sont fermées !
Schlecht : Ca c'est mon travail...


Je n'avais pas tout compris car j'avais peur. Monsieur S. ne me donnait aucune explication.

Schlecht : N'en parle à personne, à personne c'est bien clair ? Où tu verras disparaître ton ami de cellule.

Il se leva et, avant de partir il me lança :

Schlecht : Et n'oublie pas... tu es surveillée !


Sur ces mots, il partit et le garde me ramena à ma cellule. Bill accourut vers moi. Il me dit qu'il était très inquiet et me demanda où j'étais. Cela faisais 2 heures que j'étais partie. Et je lui dis que je m'étais promenée un peu dans la prison et dans les jardins. Nous étions le 15mars. Ce n'était pas cette nuit mais la nuit suivante que je devrais intervenir. J'avais peur... Très peur...

# Posté le samedi 15 mars 2008 12:25

Modifié le mardi 08 juillet 2008 09:34

*** Chapitre 12 ***

*** Chapitre 12 ***
*** Point de vue de Juliet ***

Le lendemain passa à toute vitesse et j'avais peur comme pas possible. Bill s'inquiétait pour moi. Plusieurs fois dans la journée, il m'avait demandais si ça allait et je lui avais mentis. La nuit « n » était arrivée ! [xD ça se dit ça ?]
Il était aux environs de 3 heures et je devais intervenir à 4h30. Je ne savais absolument pas ce que je devais faire et c'était la principale cause de mes tourments. Bill dormait. Moi non, j'avais eu trop peur de ne pas me réveillée ! J'avais seulement fais semblent de dormir car j'avais remarquer qu'il me regardais xD. J'allais le voir, il était mignon quand il dormait ! J'avais tellement peur de rater ma mission... De ne plus jamais le revoir... Je m'étais attachée a lui au point de ne plus pouvoir le quitter. C'était ma seule relation mais aussi mon meilleur ami. Je stressais car je ne savais pas du tout comment m'y prendre pour entrer dans la cellule 489 ni encore moins comment sortir de la mienne ^^ ! Ce « monsieur S » m'avais dit que c'était son travail mais je m'inquiétais qu'il ne se passe rien. 4 heures arrivaient et toujours aucunes nouvelles. Le gardien de nuit s'étais éloigné et j'entendis du bruit dans le couloir. Il faisait trop sombre pour que je ne distingue quoi que ce soit de loin mais un homme, qui n'étais pas de la prison, s'approcha de moi et souffla :

Homme : 483 ?
Moi : Euh... Oui


Il sortit discrètement un trousseau de clés de sa poche et m'ouvris la porte. Il me fis sortir et referma derrière moi. Il m'accompagna jusqu'à l'autre cellule, le fis entrer et referma derrière moi. J'essayai de lui poser quelques questions mais il avait déjà disparu...

La cellule devant moi était vide. Du moins, je ne voyais personne. Je m'avançais un peu à tâtons et un homme sortit de l'ombre... Il était grand, très grand même, brun, les cheveux très courts, presque chauve ! Il était maigre et son visage avait une expression terrifiante.

Moi : Blau... Blaugrün ?
Blaugrün : C'est bien moi... Tu es en retard !


Effectivement, il était déjà presque 5 heures ! J'essayais de lui expliquer que je n'y étais pour rien, que c'étais cet homme qui avait mit du temps a venir mais il me répondit que les hommes de « S » étaient parfaits. Et que c'était moi qui étais en tort. Je ne disais rien de plus car Blau-truc avait menacé Bill. Je ne savais pas vraiment ce que je ressentais pour lui mais une chose était sûre, je ne voulais pas le perdre. Le géant m'expliqua un tas de choses. Et ce pourquoi j'étais la était simple : Je devais le faire évadé... Je demandai pourquoi l'homme qui avait les clés ne le faisais pas et il me répondit que ce n'étais pas son travail. Il m'expliqua qu'à cette heure précise, c'était le changement de garde et qu'il y avait un moment d'inattention.

Blaugrün : On m'a dit que chaque mercredi et chaque dimanche, tu fais le tour de la prison... Tu dois bien la connaître ! Du moins, tu es celle d'entre nous qui la connaît le mieux !
Moi : Mais...
Blaugrün : Un homme est venu dans ta cellule peu de temps après que tu ne sois sortie et a enlevé Bill. Si tout ce passe bien, il y retournera demain matin. Sinon, il risque de ne jamais la revoir et crois moi, ce n'est pas très positif...


Mon c½ur battait la chamade. Je n'avais pas peur pour moi, mais de ce qu'ils allaient pouvoir faire a Bill si je ne parvenais pas a faire sortir Blaugrün de la. L'autre homme nous fit sortir de la cellule et referma aussitôt. Un tas de chiffons avait été mit sous une couverture du lit et faisait croire que quelqu'un dormait. On s'éloigna sans bruit dans l'allée principale...

*** Point de vue de Bill ***


J'attends que Juliet s'endorme pour m'endormir à mon tour. Elle est jolie quand elle dort... Je pars pour une nuit paisible mais un bruit me réveille soudainement. Lorsque j'ouvre les yeux, Juliet n'est plus la. Mais 4 hommes baraqués sont à sa place. Je crains qu'ils ne lui aient fait du mal. Je voudrai hurler mais je suis déjà ligoté et bâillonné. Les hommes m'emmènent avec eux. Deux tiennent les bras et deux les jambes. (On l'écartèle xD hein June ?) J'essaye en vain de me débattre mais cela est inutile. Ensuite, on me jette dans une pièce toute noire. Au bout d'une heure, j'arrive enfin à me défaire les mains. Je détache ensuite ma bouche. Je crie. J'appelle Juliet. Je m'inquiète pour elle. L'ont-ils enlevés elle aussi ? Vont-ils lui faire du mal ? Je comprends rapidement que la pièce est insonorisée et que tous mes efforts n'ont servis à rien. Désespéré, je me mets à chanter. A composer même, j'écris une chanson pour Juliet. Je la reverrais. J'en suis certain. Je ferais tout pour ! Je lui chanterais au moins ma chanson...

*** Point de vue de Blaugrün ***


C'est impossible ! Depuis une heure, on n' a pratiquement pas avancé. Je commence à croire qu'enlever le chanteur n'était pas une si bonne idée. Peut être qu'elle ne l'aime pas... Peut être veut elle sa mort ! Nous marchons dans un souterrain que Juliet nous a fait rejoindre mais elle n'a pas l'air de savoir où elle est.

Moi : Ou vas t'on ?
Juliet : Euh... Il devrait y avoir un croisement d'ici moins de 100 mètres !


Le croisement arrive effectivement mais Juliet ne sait plus ou aller. Je la menace encore une fois mas cela n'y fais rien. Elle se met a pleurer et me supplie, en sanglots de la laisser partir et de ne faire aucun mal à Bill....

Je m'étais trompé ! Elle l'aime ! Elle s'inquiète pour lui ! Comme c'est mignon ! Je ne pas la laisser partir ! Déjà, je ne contrôle pas les hommes qui ont Bill et ils ne le relâcheront pas si je ne sors pas. Et si Bill ne revient pas, alors elle nous dénoncera. C'était hors de question ! Il fallait que je sois sortit au plus tard demain matin... Car une importante affaire m'attendais. Sur un hold-up ou quelque chose comme ça dans la plus grande banque de la ville ! C'étais un grand honneur pour moi que Schlecht m'ai choisit. Mais si je n'accomplissais pas ma mission, il me tuerait... J'obligeais la fille à se relever et accompagnés de deux autres hommes armés, on continua notre route dans les souterrains.

*** Point de vue de Juliet ***


Cela fait plus d'une heure que nous marchons dans les souterrains. Dehors, le soleil doit déjà être levé. Malheureusement, je ne le reverrais sans doute jamais. Dans une demie heure, les gardes feraient le tour des cellules, s'apercevraient qu'il manque 3 détenus, et penseraient qu'ils se sont évadés. Blaugrün ne me laisserait jamais repartir, ni moi, ni Bill, que je ne reverrais jamais. Je ne savais ni ou j'étais, ni ou j'allais. Je ne pensais plus qu'a Bill et au soleil. A la liberté... Je me retournais vers Blaugrün et lui dit sèchement :

Moi : Ecoutes, je sais très bien où nous sommes ! Et si tu veux que je te sortes de la, je veux que tu me promettes de me laisser partir, moi ainsi que Bill, hors de la prison !

Cela ne lui plût pas et il me gifla. Je m'assis par terre en larmes :

Moi : Prouves moi au moins qu'il est encore en vie !


Il s'adressa à un des hommes et lui parla dans une sorte de langage codé. L'homme sortit finalement un talkie-walkie amélioré et le tendit au géant.

*** Point de vue de Bill ***


Un homme entra dans le pièce et, constatant que je m'étais détaché me ligota avec un autre homme, promettant de me surveiller d'avantage. Ils me firent sortir de la pièce en me traînant car je me débattais et un des hommes tendit me tendit un talkie-walkie. J'entendais des éclats de voix à l'autre bout mais je ne reconnaissais pas de voix jusqu'à celle de Juliet.

Juliet : Bill ?
Moi : Juliet ? C'est toi ? Tu vas bien ? Ils ne t'ont pas fais de mal ???
Un homme : Donnes moi ça ! Maintenant tu sais qu'il est en vie alors avance !


On me reprit le talkie-walkie. J'hurlais en espérant que Juliet m'entende mais elle ne répondait pas. Elle pleurait...

Je fus renfermé dans une autre pièce plus petite. Une faible lueur s'échappait d'une fenêtre et cela me rappelait la prison. J'étais entièrement saucisselé (ça se dit ça ? xD) et je ne pouvais pas bouger. J'avais peur pour Juliet mais je ne comprenais pas... Pourquoi devait elle avancer ? Où était elle ? J'étais confus... Je ne comprenais plus rien. Pourquoi fallait elle qu'elle s'assure que je sois en vie ? La faisait ils chanter ? Contre ma peau ?

J'avais peur... Plus pour elle que pour moi...

# Posté le lundi 17 mars 2008 16:45

Modifié le mardi 08 juillet 2008 09:22

*** Chapitre 13 ***

*** Chapitre 13 ***
*** Point de vue extérieur ***

L'heure passait à toute allure, il ne restait plus qu'une heure et demie avant le lever du jour. Il fallait que Blaugrün soit sortit de ce labyrinthe d'ici là et sa vie en dépendait. Quand à Juliet, il fallait bien évidemment qu'ils la relâchent et qu'elle regagne se cellule avec Bill pour éviter que les gardes ne lancent de recherches sur les évadés. Juliet, suivit de 3 hommes marchait toujours dans les souterrains. Un croisement arriva et Juliet remarqua que le plafond suintai. Elle reconnu tout de suite l'endroit ! Il n'y avait qu'un endroit en prison où le plafond était percés : juste devant les cuisines. Juliet se concentra un instant et repris son chemin sans aucune hésitation. Elle savait désormais où était la sortie.

Elle marcha donc encore une bonne demie heure avant de trouver la sortie. Un grand soulagement l'envahit une fois dehors et elle pensa à Bill... Elle allait enfin pouvoir le revoir !

*** Point de vue de Juliet ***


J'étais soulagée de sortir de ce labyrinthe car j'allais enfin pouvoir revoir Bill.
Monsieur S nous attendait un peu plus loin. Il ordonna aux hommes qui m'accompagnaient de partir et il s'approcha de moi.

Monsieur S : Merci... Suis moi, je t'accompagne à ta cellule, Bill t'y attendra.

Il m'accompagna donc jusqu'à ma cellule et m'y enferma.
Bill n'était pas dans la cellule.
Il ne rentra qu'une demie heure plus tard avec deux hommes armés. Il jetèrent Bill dans la cellule et repartirent dans les couloirs encore sombres. Celui-ci avait l'air épuisé. Je le regardais un instant. Il se releva et, sans me contrôler, je lui sauta dans les bras.
Il fût surpris au départ puis resserra son étreinte.

On resta un moment comme ca, on était bien...

# Posté le mercredi 02 avril 2008 14:00

Modifié le mardi 08 juillet 2008 09:24

*** Chapitre 14 ***

*** Chapitre 14 ***
*** Point de vue de Bill ***

Juliet me sauta dans les bras. Je fus surpris, je ne pensais pas qu'elle m'aimais à ce point ^^.
Elle était contre moi, je la regardais dans les yeux. Elle était si jolie... Nos visages se rapprochèrent, encore et encore jusqu'à ce que nos lèvres se touchent. Elle se retira brutalement.

Juliet : Je... je suis désolée... Je ne voulais pas...

Elle aurait voulu s'enfuir mais la petite cellule de prison ne lui permettait pas. Elle m'avait embrassé... Je ne m'y attendais pas mais je ne lui en voulais pas... Je ne savais pas ce que je ressentais pour elle. C'était vraiment étrange. Je crois que si elle étais restée je lui aurais rendu son baiser...

Elle se posa dans le coin de la cellule, celui où elle était lorsque je l'avais rencontrée. Je ne dis rien et me coucha dans mon lit pour m'endormir très rapidement. Nous étions au milieu de la matinée mais nous n'avions pas dormis de la nuit et étions épuisés.

[***]

Je me réveillais vers 18heures [ca fait une bonne sieste xD] Juliet dormais toujours. Je me levais et mangeais le plateau repas qu'on nous avait apporté pour midi. C'était froid mais à peu près mangeable. Juliet se réveilla pendant mon repas.

Moi : Salut !

Elle ne répondit pas. Elle regardais les plateaux sans oser s'approcher et en prendre un. Elle était vraiment très timide !

Moi : T'as faim ? C'est froid...mais c'est mangeable ! =)
Juliet : ...
Moi : Bah viens j'vais pas te manger ^^

Elle vînt prendre son plateau et s'assit à mes cotés.

Juliet : Je suis désolée pour hier
Moi : C'est pour ca que tu disais rien ? C'est pas grave ^^
Juliet : Tu veux dire... que ca te dérangeais pas ?!?
Moi : Euh... En fait, tu t'es remise de cette nuit ? Moi à peu près. [Changement de sujet xD]
Juliet : Euh... oui... à peu près. J'ai eu peur pour toi !
Moi : T'inquiète pas je vais bien et je vais m'en remettre !
Juliet : hum...
Moi : Moi aussi j'ai eu peur pour toi !
Juliet : C'est vrai ? =)
Moi : Bah oui U__U
Juliet : =D


*** Point de vue de Juliet ***


Bill : Au fait... C'est pas pour casser l'ambiance mais... moi je t'ai raconté tout mon passé ! Mais toi... enfin...je ne sais rien de toi !

[*
] [Flash Back : 6 ans auparavant][*]

Père : Les filles ! Dépêchez vous ! On part !
Alexia (ma s½ur) : Ouai on arrive !


Elle descend en courant avec son sac dans les bras. Je fais de même. Il est 4heures du matin ! Nos parents nous ont promis uns séjour inoubliable à Alexia et moi, pour nos 10ans communs. Ils nous emmènent dans les Antilles pour une semaine.
Mon père charge la voiture tandis que ma mère confit notre chat, Pikachu, à la voisine. [On avait 10 ans d'où le nom du chat^^] Je donne mon sac à mon père et monte en voiture rejoindre Alexia. On démarre et on part dans la nuit. Je m'endors dans la voiture...

Lorsque je me réveille, il fait encore nuit. Il doit être aux environs de 6heures. Il pleut et un orage commence. Alexia se réveille également et ma mère nous rassure en nous disant qu'il fait toujours très beau dans les antilles. Alexia se rendort mais moi non. Je n'aime pas l'orage et depuis ce jour, j'en ai peur. Il pleut de plus en plus et on ne voit pratiquement plus la route. Une sévère tempête vient se mêlée à l'orage déjà violent.
Ma mère propose à mon père de s'arrêter mais celui-ci, peu inquiet, explique que si on s'arrête, nous n'arriverons pas à l'heure à l'aéroport.
On continu donc notre route dans le brouillard pendant une bonne demie heure. La tempête semble s'être calmée mais l'orage est toujours la. Ma mère reste éveillée mais ma jumelle dors toujours.

La pluie, l'orage, le brouillard, la tempête, un carrefour... un camion...il a heurté la voiture...

Je suis projetée en avant, contre le siège de mon père. Je suis un peu sonnée mais je vais bien.

Moi : Papa ? Maman ? Alexia ?

La voiture est sur le dos. Je me détache et essai de sortir de la voiture mais la porte est bloquée. Je me mets à pleurer, en criant les noms de mes proches. Ma mère se réveille enfin.
Elle a quelques égratignures mais n'a rien subit de particulier. Moi, je me suis ouvert la tête.
Ca me fait mal mais je tiens le coup. Ma mère parvient à ouvrir sa porte et me fais sortir de la voiture. Elle m'écarte, me dépose près d'un arbre et m'ordonne de rester la. Je ne bouge pas, j'ai froid, j'ai mal à la tête, je saigne, je suis tétanisée. Je regarde la voiture sur le dos, elle est complètement informe. Elle est cabossée et ne ressemble plus à rien. Je ne veux pas pleurer mais des larmes coulent sur mes joues. Ma mère reviens près de moi et appelle les secours.
Je jette un coup d'½il vers le camion. Il ne semble pas trop amoché mais le conducteur ne bouge pas. Je n'ose pas m'approcher. Peut être devrais je. Je fais quelques pas mais déjà la sonnerie de l'ambulance retentit. Ma mère me prends par la main et un homme me fait monter dedans. Ma mère discute un peu avec un des hommes. Je suis à l'avant du véhicule. Ma mère, elle, monte à l'arrière. Je ne la voir plus. Je suis seule car le conducteur est près de la voiture. Je regarde par la fenêtre, les hommes sortent Alexia et mon père de la voiture et les observent un moment. Alexia monte dans l'ambulance, avec ma mère, mais mon père...reste étendu sur le sol, près de la voiture. Un homme est resté attendre près de lui. Le conducteur remonte sans un mot et le véhicule démarre. Je regarde par la vitre mon père s'éloigner.
J'ai compris que ce serais la dernière fois que je verrais mon père alors je le regarde...jusqu'à ce que le brouillard m'en empêche.
Cette nuit la, jour de notre anniversaire à ma s½ur et moi, mon père est mort.

[*
] [Fin du Flash Back][*]

Les larmes coulaient sur mes joues.

Moi : Je...je crois que c'est encore un peu tôt.

# Posté le lundi 21 avril 2008 08:42

Modifié le mardi 08 juillet 2008 09:38