Je fus réveillée par la lumière qui passait par la minuscule fenêtre collée au plafond (histoire qu'on n'y monte pas et qu'on ne s'échappe pas). Bill était assis sur son lit, avec son petit déjeuner (si on peut appeler ça comme ça c'est pire que le self) Je me levais et allais aussi chercher le mien. Hier, Bill avait posé la mauvaise question au mauvais moment mais je ne lui en voulais pas car c'étais moi qui avais lancé le sujet et j'aurais dû m'en douter. Par contre, il était très clair que, lui, m'en voulait énormément. Pourtant, je ne regrettais rien ! Il était totalement hors de question que je lui révèle quoi que ce soit sur mon passé, jusqu'au moindre détail. Aujourd'hui on était dimanche. Le dimanche, à la prison était le seul jour de la semaine, avec le mercredi, où les prisonniers avaient le droit de sortir de leur cellule où de recevoir de la visite. Je n'avais aucune envie de sortir d'ici comme je n'avais pas eu envie d'y entrer. Vers 15 heures, Bill eu la visite de son meilleur ami, Andréas, la seule personne au monde qui lui adressait encore la parole, m'avait il confier. Il en avait de la chance. Moi, jamais je n'aurais la visite de quelqu'un pour la simple raison que je m'étais décrochée de ma famille et du reste de mes proches pour cette simple erreur. Ma mère m'avait obligée d'appeler ça une erreur mais au fond de moi, je ne regrettais aucunement ce que j'avais commit. J'en étais même plutôt fière. Je savais très bien que je n'aurais pas pu continuer à vivre ainsi. Et j'étais satisfaite car ma vie en prison, aussi difficile soit elle, était plus heureuse pour moi que m'a vie d'avant. Je me remémorais tous ces événements, bien que je me le soit interdit, pendant que Bill n'était pas la. Comme si sa présence m'empêchait d'y penser...
Je me levais et allais observer le lit superposer que je n'avais encore jamais approché. Bill avait apporté, à son entrée en prison un petit sac à dos qu'il gardait toujours près de lui. Et, la c'était la première fois qu'il ne l'avait pas sur lui. Je supposais que les bagages étaient interdits hors de la cellule mais cela n'avait pas d'importance. Je m'approchais du sac, et, en vérifiant que Bill ne revenait pas, je l'ouvrais. A l'intérieur, il n'y avait pas grand-chose. Seulement une corde, un stylo, un canif qu'il avait sans doute réussis à dissimuler et une photo rangée dans un carnet vierge. Je la pris entre mes mains. Elle représentait 3 garçons. Entre eux, je reconnus Bill. La photographie était âgée d'au moins 1 ans. Le garçon à la gauche de Bill, était grand, il était brun et avait l'air assez musclé. Celui à sa droite, était plus petit, ses cheveux coiffés en dreadlocks d'un blond foncé qu'il cachait dans une casquette. Au dos de la photo, il y avait une inscription : « Le jours où je t'ai quitté » et en dessous, une trois centaine de petits bâtonnets. Je compris alors que l'une des deux personnes de la photographie devait être son frère. Mais qui était la troisième personne ? Une multitude de questions se posèrent dans ma tête sur ce fameux accident. Mais je ne pouvais les posées à Bill car il découvrirait que j'avais fouiller dans ses affaires ce qui était hors de question. Je retournais dans mon coin pour méditer et Bill arriva environ 20 minutes plus tard.
Moi : C'était qui ?
Bill : Pardon ?
Moi : Bah oui c'était qui celui avec qui t'a eu un rendez vous >< !
Bill : Andréas...
Moi : Et il est comment ?
Bill : Pourquoi tu me poses toutes ces questions ?
Moi : Bah comme ça je m'intéresse !
Bill : Et tu peux me dire en quoi ça te regarde ? Et depuis quand tu m'adresse la parole ?!?
Je baissais les yeux. Bill me faisait effectivement la gueule et cela sans doute pendant un moment alors il m'était inutile de tenter une autre approche tant que je n'aurais pas calmé le jeu.
*** Point de vue de Bill ***
Je retrouve ma cellule au bout d'une heure d'entretiens avec Andréas. On ne s'est pas dit grand-chose. Il m'en veut lui aussi mais il essaye de se mettre à ma place c'est ça qui le différencie des autres. Il a déjà perdu un ami. Il ne peut pas perdre les 2 dans la même année !
Il fait mine de prendre de mes nouvelles, essaye de me remonter le moral, mais surtout, il est mon seul lien avec le monde extérieur et c'est pour ça que je lui dois tout. Il m'informe sur ce qui se passe ici et la et me raconte sa vie, avec sa nouvelle fiancée. Tout cela me fait rêvé. J'en ai bien le droit car je me dit que lorsque je sortirais de prison, dans 10 ans je serais trop âgé et je ne connaîtrais plus jamais le grand amour. Cette pensée me mets les larmes aux yeux et lorsque Juliet m'adresse pour une fois la parole quand je rentre dans la cellule c'est pour me tiré de mes pensées macabres mais je n'ai déjà plus le c½ur à discuter.
Moi : Pardon ?
Juliet : Bah oui c'était qui celui avec qui t'a eu un rendez vous >< !
Moi : Andréas... * qui veux tu que ce soit d'autre*
Juliet : Et il est comment ?
Moi : Pourquoi tu me poses toutes ces questions ?
Juliet : Bah comme ça je m'intéresse !
Moi : Et tu peux me dire en quoi ça te regarde ? Et depuis quand tu m'adresse la parole ?!?
Après un court silence je murmurais :
Moi : La vie de prison n'est déjà pas facile mais il a fallut en plus que je tombe avec toi !
Elle soupira. Je n'avais pas voulu qu'elle entende lorsque j'avais dis cela mais elle avait entendu, elle savait maintenant ce que je pensait d'elle et c'était tant mieux. Ca me fera un secret de moins à garder. Je ramasse mon sac que j'ai dû faire tomber en partant et monte sur mon lit. J'observe la fenêtre là-haut, qui me fait rêver d'évasion. Je ne vois que le ciel de la où je suis mais cela me suffit. Je pense à tous ce qu'Andréas m'a raconter et je m'imagine des scènes. Je ne pourrais jamais assez le remercier Andréas. Depuis mon incarcération, il vient me voir tous les mercredi et tous les dimanche et jamais il ne m'a fait faut bon. Je lui en suis très reconnaissant mais n'ai jamais osé lui dire. Je jette un coup d'½il vers Juliet, toujours immobile dans son coin. Cette fille est vraiment étrange...
