*** Chapitre 5 ***

*** Chapitre 5 ***
*** Point de vue de Juliet ***

Je fus réveillée par la lumière qui passait par la minuscule fenêtre collée au plafond (histoire qu'on n'y monte pas et qu'on ne s'échappe pas). Bill était assis sur son lit, avec son petit déjeuner (si on peut appeler ça comme ça c'est pire que le self) Je me levais et allais aussi chercher le mien. Hier, Bill avait posé la mauvaise question au mauvais moment mais je ne lui en voulais pas car c'étais moi qui avais lancé le sujet et j'aurais dû m'en douter. Par contre, il était très clair que, lui, m'en voulait énormément. Pourtant, je ne regrettais rien ! Il était totalement hors de question que je lui révèle quoi que ce soit sur mon passé, jusqu'au moindre détail. Aujourd'hui on était dimanche. Le dimanche, à la prison était le seul jour de la semaine, avec le mercredi, où les prisonniers avaient le droit de sortir de leur cellule où de recevoir de la visite. Je n'avais aucune envie de sortir d'ici comme je n'avais pas eu envie d'y entrer. Vers 15 heures, Bill eu la visite de son meilleur ami, Andréas, la seule personne au monde qui lui adressait encore la parole, m'avait il confier. Il en avait de la chance. Moi, jamais je n'aurais la visite de quelqu'un pour la simple raison que je m'étais décrochée de ma famille et du reste de mes proches pour cette simple erreur. Ma mère m'avait obligée d'appeler ça une erreur mais au fond de moi, je ne regrettais aucunement ce que j'avais commit. J'en étais même plutôt fière. Je savais très bien que je n'aurais pas pu continuer à vivre ainsi. Et j'étais satisfaite car ma vie en prison, aussi difficile soit elle, était plus heureuse pour moi que m'a vie d'avant. Je me remémorais tous ces événements, bien que je me le soit interdit, pendant que Bill n'était pas la. Comme si sa présence m'empêchait d'y penser...

Je me levais et allais observer le lit superposer que je n'avais encore jamais approché. Bill avait apporté, à son entrée en prison un petit sac à dos qu'il gardait toujours près de lui. Et, la c'était la première fois qu'il ne l'avait pas sur lui. Je supposais que les bagages étaient interdits hors de la cellule mais cela n'avait pas d'importance. Je m'approchais du sac, et, en vérifiant que Bill ne revenait pas, je l'ouvrais. A l'intérieur, il n'y avait pas grand-chose. Seulement une corde, un stylo, un canif qu'il avait sans doute réussis à dissimuler et une photo rangée dans un carnet vierge. Je la pris entre mes mains. Elle représentait 3 garçons. Entre eux, je reconnus Bill. La photographie était âgée d'au moins 1 ans. Le garçon à la gauche de Bill, était grand, il était brun et avait l'air assez musclé. Celui à sa droite, était plus petit, ses cheveux coiffés en dreadlocks d'un blond foncé qu'il cachait dans une casquette. Au dos de la photo, il y avait une inscription : « Le jours où je t'ai quitté » et en dessous, une trois centaine de petits bâtonnets. Je compris alors que l'une des deux personnes de la photographie devait être son frère. Mais qui était la troisième personne ? Une multitude de questions se posèrent dans ma tête sur ce fameux accident. Mais je ne pouvais les posées à Bill car il découvrirait que j'avais fouiller dans ses affaires ce qui était hors de question. Je retournais dans mon coin pour méditer et Bill arriva environ 20 minutes plus tard.

Moi : C'était qui ?
Bill : Pardon ?
Moi : Bah oui c'était qui celui avec qui t'a eu un rendez vous >< !
Bill : Andréas...
Moi : Et il est comment ?
Bill : Pourquoi tu me poses toutes ces questions ?
Moi : Bah comme ça je m'intéresse !
Bill : Et tu peux me dire en quoi ça te regarde ? Et depuis quand tu m'adresse la parole ?!?


Je baissais les yeux. Bill me faisait effectivement la gueule et cela sans doute pendant un moment alors il m'était inutile de tenter une autre approche tant que je n'aurais pas calmé le jeu.


*** Point de vue de Bill ***

Je retrouve ma cellule au bout d'une heure d'entretiens avec Andréas. On ne s'est pas dit grand-chose. Il m'en veut lui aussi mais il essaye de se mettre à ma place c'est ça qui le différencie des autres. Il a déjà perdu un ami. Il ne peut pas perdre les 2 dans la même année !
Il fait mine de prendre de mes nouvelles, essaye de me remonter le moral, mais surtout, il est mon seul lien avec le monde extérieur et c'est pour ça que je lui dois tout. Il m'informe sur ce qui se passe ici et la et me raconte sa vie, avec sa nouvelle fiancée. Tout cela me fait rêvé. J'en ai bien le droit car je me dit que lorsque je sortirais de prison, dans 10 ans je serais trop âgé et je ne connaîtrais plus jamais le grand amour. Cette pensée me mets les larmes aux yeux et lorsque Juliet m'adresse pour une fois la parole quand je rentre dans la cellule c'est pour me tiré de mes pensées macabres mais je n'ai déjà plus le c½ur à discuter.

Moi : Pardon ?
Juliet : Bah oui c'était qui celui avec qui t'a eu un rendez vous >< !
Moi : Andréas... * qui veux tu que ce soit d'autre*
Juliet : Et il est comment ?
Moi : Pourquoi tu me poses toutes ces questions ?
Juliet : Bah comme ça je m'intéresse !
Moi : Et tu peux me dire en quoi ça te regarde ? Et depuis quand tu m'adresse la parole ?!?


Après un court silence je murmurais :

Moi : La vie de prison n'est déjà pas facile mais il a fallut en plus que je tombe avec toi !

Elle soupira. Je n'avais pas voulu qu'elle entende lorsque j'avais dis cela mais elle avait entendu, elle savait maintenant ce que je pensait d'elle et c'était tant mieux. Ca me fera un secret de moins à garder. Je ramasse mon sac que j'ai dû faire tomber en partant et monte sur mon lit. J'observe la fenêtre là-haut, qui me fait rêver d'évasion. Je ne vois que le ciel de la où je suis mais cela me suffit. Je pense à tous ce qu'Andréas m'a raconter et je m'imagine des scènes. Je ne pourrais jamais assez le remercier Andréas. Depuis mon incarcération, il vient me voir tous les mercredi et tous les dimanche et jamais il ne m'a fait faut bon. Je lui en suis très reconnaissant mais n'ai jamais osé lui dire. Je jette un coup d'½il vers Juliet, toujours immobile dans son coin. Cette fille est vraiment étrange...

# Posté le mercredi 27 février 2008 14:01

Modifié le mardi 08 juillet 2008 07:12

*** Chapitre 6 ***

*** Chapitre 6 ***
*** Point de vue externe ***

Trois jours ont passés depuis que Juliet à découvert la photo que cachait Bill et ils ne s'étaient pas ré adressés la parole. Cela faisait maintenant une semaine et demie que Juliet était arrivée et tout juste 2 mois pour Bill. La journée se passait comme d'habitude, nos deux prisonniers avaient petit déjeuné chacun de leur côté et vers 15heures, Bill sortit de la cellule pour rejoindre Andréas. Juliet en profita pour sortir de la cellule et, escortée par des gardes, faire un petit tour à la douche car cela faisait 2 semaines qu'elle ne s'était pas lavée. Cela lui fit un bien fou. Même si elle fût obligée de ré enfiler juste après ces vêtements sales ! TT'

Elle alla ensuite voir la « vitrine ». C'est l'endroit où est exposé tout le matériel que l'ont peut louer pendant 1 à 3 heures [nan sans blague U___U]. Dans la vitrine, Juliet voit une télé qui la tente bien. Mais ce qui la tente encore plus c'est la Gibson qui lui tant les bras juste de l'autre côté de la vitre de verre. Elle regarde le pris : 58¤ pour 1 heure et 95¤ pour 3 heures. C'était hors de prix pour elle ! Sa mère ne lui avait repris tout son argent après l'incident. Il lui restait seulement une centaine d'euros qui lui servirait à se nourrir lorsqu'elle sortirait de cet endroit. Sortir de prison lui faisait peur. Presque plus que d'y rentrer. Ici, elle n'avait besoin ni de payer la nourriture, ni le « logement ». Alors que dehors... Et quand elle sortirais, dans 12ans, le monde aurait changer, il ne l'aurait pas attendue et c'est ce qu'elle craignait le plus.
Renonçant à baver devant la Gibson, elle décida de retrouver sa cellule.

*** Point de vue de Juliet ***


Je savais que je ne pourrais jamais ma payer une telle chose... Je devrais donc attendre ma sortie de prison pour pouvoir de nouveau jouer de la guitare. Je rentrais donc dans ma cellule.

Moi : Bill n'est toujours pas rentré ?
Garde : J'en sais rien moi ! C'est pas moi qui suis chargé de son escorte !
Moi : Bill ?
...
Moi, qui pense tout haut : Je comprends pas il devrait déjà être la depuis longtemps ! Les entrevues sont limitées à une heure !
??? : Depuis quand tu te fais du soucis pour moi ?
Je sursautais.
Moi : Bill ? C'est toi ? Mais t'es où ?!?
Bill : La haut...

Je levais la tête et voyait Bill, assis sur le rebord de la fenêtre inaccessible.

Moi : Mais ? Comment t'as fais pour monter la haut ?

Après un moment d'hésitation il me dit en descendant :

Bill : Viens par la.


Il était à présent sur son lit. Je montait sur le lit superposé et m'approchais de lui. Il sortit de sa poche le canif que j'avais aperçu dans son sac. Sa pointe était toute abîmée. Il me dit à voix basse :

Bill : J'ai réussit à dissimule ce canif en pensant qu'il me serait certainement utile. Dès mon arrivée j'avais aperçu cette fenêtre et après avoir remarqué que je pourrais monter, j'ai creuser des trous dans la roche, pour servir de prise.

Dans la roche, il y avait effectivement 4 trous que je n'avais pas remarqués dimanche. Mais malgré ces trous, le mur restait très lisse et je n'arriverais jamais à monter là-haut.

Moi : Je pourrais jamais monter...
Bill : Je vais t'aider =)


Je ne savais pas pourquoi, soudainement, Bill se montrait gentil avec moi mais je n'allais pas l'en dissuader. Je m'agrippais aux 2 creux les plus haut et passait les pieds dans les plus bas pendant que Bill me retenait par la taille. Je n'aimais pas qu'il me touche, après ce qui m'était arrivé, j'avais peur de ces gens... En plus Bill était en prison et même s'il se montrait soudainement gentil, je me méfiais de lui. Il sentit mon malaise et enleva ses mains.

Bill : Maintenant tu devrais y arriver... ><
Moi : Ouai, merci...


Je m'agrippais au rebord de la fenêtre et me hissais jusque la. Bill monta aussi, et même si le rebord n'était pas large, nous réussîmes à tenir. Dehors, on voyait la ville. Devant la prison, s'étendait une grande place où quelques petits enfants faisaient du roller. L'un d'eux faillit même se faire écraser. [hein June xD]. A l'arrière, on apercevait des grands magasins. Et juste devant la place, une grande route dont on ne voyait ni le départ ni l'arrivée.
Ce spectacle me fit échapper une larme.

Moi : Tu viens souvent ici ?
Bill : Ouai. Je me dis que quand je sortirais de prison, même si c'est dans longtemps, il ne faudra pas que j'ai oublié l'aspect du monde.
Moi : C'est magnifique...
Bill : Nan, c'est juste une ville. Et par rapport au reste du monde, ce n'est rien.
Moi : ...
Bill : Tu vois cette route ? (nan j'la voit pas TT') On en voit aucune extrémités. [vous me direz ca a pas d'extrémités une route mais bon je me comprends ><] Depuis que je suis la, je me dis que cette route représente la vie...
Moi : o__O'
Bill : Oui, c'est comme la vie ! Les voitures... c'est des gens comme nous [nan eux ils ont pas fait de meurtre^^] ils avancent dans la vie... Et nous tu vois, c'est comme si on étaient enfermés dans une grosse boîte, posée juste a côté de la vie.
Moi : Euh... T'essaye de me dire que t'aime pas ta vie la ?
Bill : T__T Euh... nan laisse tomber !
Moi : Désolé j'essaye juste de comprendre...
Bill : Bah arrête alors ^^
Moi : Quoi ???
Bill : Nan rien ! Désolé ça m'a échappé xD !


On resta sur le rebord de la fenêtre au moins une heure, à regarder les gens sur la route « de la vie » xD ! J'avais rien compris ce que Bill avait essayé de me dire mais je sentais que c'était pas n'importe quoi et que c'était profond.


[*** ]


Je me réveillais, pour la première fois dans un lit. Bill m'avait proposé de dormir en dessous de lui [allez pas vous imaginer des trucs hein les filles ^^] ce qui était normalement prévu à la prison, mais que je n'avais pas fait depuis le début. Depuis mon arrivée, j'étais restée dans mon coin, à attendre que les heures passent me disant que j'allais encore devoir attendre 14 ans comme ça... Mais aujourd'hui que je commençais à sympathiser avec Bill et que je dormais dans un lit –et pas sur un muret – je regrettais mon début. En arrivant ici, je m'étais focalisée sur l'idée que si Bill était la, c'est qu'il l'avait mérité et qu'il était dangereux avant de me rendre compte que j'étais la pour les mêmes raisons. Bill avait tué son frère. Par accident. Mais il était tout de même très serviable et gentil. [ça te rappelle rien ça ?] Bref, je m'étais trompée sur lui et maintenant que je m'en rendais compte, je mourrais d'envie d'en savoir plus sur ce fameux accident. Mais il fallait tout de même pour cela que je révèle une partie de mon secret à Bill et je n'en avais pas envie. Ce qui m'était arrivé était trop grave. Même si, je suppose tuer son frère n'étais pas très gai non plus, je ne pouvais rien lui dire...

*** Point de vue de Bill ***

La matinée s'était déroulée sans rien de particulier. Pour commencer, j'avais dormis jusqu'à midi et demie, malgré le gardien qui criait pour nous réveiller à 7heure du matin. Juliet était déjà réveillée mais elle était restée allongée sur son lit. Je me levais et mangeais mon déjeuner avec Juliet qui venait de commencer. On ne se parla pas beaucoup, mais Juliet n'était pas très bavarde. Je ne pouvais m'empêcher de me demander, à chaque fois que je la voyais –soit toute la journée- ce qu'il lui était arrivé. Elle était discrète et très réservée alors je n'osais pas vraiment aborder le sujet mais, alors...j'eu l'idée du siècle !

Moi : Ca te dirait de faire un action ou vérité ? [Tu parles d'une idée T__T]

*** Point de vue externe ***


Bill : Ca te dirait de faire un action ou vérité ?
Juliet : Ici ?
Bill : Bah ouai...
Juliet : On peut rien faire ici !
Bill : Si j'ai plein d'idées !


Juliet se méfiait de l'idée mais elle pensa, elle aussi que ce serait l'occasion d'en apprendre plus sur le passé de Bill. [désolé June pour le pikage d'idée mais en même temps une fic sans ça c'est plus une fic !]

Juliet : Ok ! ^^
Bill : Cool ! Alors je commence ! Euh... Juliet !
Juliet : T__T
Bill : xD Action où vérité ?
Juliet : Action...


Bill fic un mélange dans son assiette qui, rien qu'a le voir donnait envie de vomir.

Bill : Mange ça !
Juliet : Ca va pas ! Je vais pas manger ce truc !
Bill : Sinon t'as perdu !
Juliet : Et il se passe quoi si je perds ?
Bill : Je sais pas disons que... tu me donne tous tes repas pendant un mois ! ^^
Juliet : Pfff...


Elle prit le mélange de Bill et l'avala. [spéciale dédicace à June et à Mathilde].

Juliet : C'est dégeulasse ! Bon à moi !
Bill : Vérité !
Juliet : J'ai même pas posé la question !
Bill : Bah vas y pose la...
Juliet : Action ou vérité ?
Bill : Vérité !
Juliet : Ca alors... Je m'y attendais pas ^^
Bill : Bon alors ?
Juliet : Raconte moi comment tu as tué ton frère !
Bill : ...


# Posté le lundi 03 mars 2008 14:37

Modifié le mardi 08 juillet 2008 07:12

*** Chapitre 7 ***

*** Chapitre 7 ***
*** Point de vue de Bill ***

Juliet : Raconte moi comment tu as tué ton frère !
Moi : ...
Juliet : ??
Moi : En fait, je crois que je vais prendre action....
Juliet : C'est trop tard tu as dis vérité ! Et deux fois en plus !
Moi : Mais... J'ai pas trop envie d'en parler.
Juliet : Fallais y réfléchir avant de me faire avaler ce truc immonde !


Je m'étais fait avoir dans mon propre piège. Craignant que Juliet me fasse manger quelque chose d'encore plus horrible, j'avais dis vérité. J'étais maintenant obligé de lui raconté mon passé alors que je n'en avais pas envie. Et elle, elle continuerais à dire action jusqu'à la fin du jeu. Je ne savais vraiment pas par où commencer [chais pas, peut être pas le début ?] et cela était très dur à expliquer...

Moi : C'était il y à 3 mois aujourd'hui...

Mon c½ur battait de plus en plus fort et je craignais que les larmes me montent aux yeux. Je ne voulais pas pleurer devant Juliet. Elle, n'avais jamais pleurer devant moi, comme si elle ne regrettais rien à se vie d'avant...

Moi : On... on étaient sortis, Tom –mon jumeau- Andréas et moi. On allait en boîte car on ne pouvait y aller que rarement. On y est donc allés, on s'est bien amusés et... on a un peu bu...
Dans la boîte, c'était une nouvelle et elle voulait se faire connaître, un type ayant remarqué qu'on était ivres, nous a proposé de jouer à la roulette russe...


Je déglutis difficilement avant de pouvoir continuer mon récit.

Moi : Pour 5¤ seulement, et avec la possibilité d'en gagner 5000.... Avec Andréas, on était bien tentés. Car on était un peu dans le besoin. Mais Tom, le moins saoul des trois et le seul a avoir une petite amie nous a dis qu'on étaient fous et que se n'était pas une bonne idée.

Je sentis les larmes me monter aux yeux et un n½ud se former dans ma gorge. J'avais de plus en plus de mal à continuer.

Moi : On a insister et Tom a fini par céder. Lui aussi avait besoin d'argent. Nous avons donc suivit le type qui nous a emmenés dans un autre bar beaucoup plus fréquenté et nous à fait entrer dans une petite pièce à l'écart du bar. Les armes étaient sur une table. Il y en avait 4. Un revolver était posé sur une table de billard et le mec nous présenta les choses comme suit : « Le principe est simple... Vous avez un pistolet chargé d'une seule balle. Vous tournez... Vous placez le pistolet sur votre tempe.... Et vous tirez. C'est tout ! Et vous voila repartis avec 5000¤ ! De quoi fréquenter des bars pendant toute l'année ! »
Il était convainquant et je fus le premier à essayer. Je lui tendis un billet de 5¤, je chargeais l'arme, le braquais sur moi et au moment où j'allais tirer, Tom m'interrompu.
Tom : Et si on meurt ?
Type pas net (disons qu'il s'appelle Bob xD) : Vous ne mourrez pas !
Tom : Mais si c'est le cas que se passera t'il ?
Bob : Ecoutes petit, des millions de personnes en besoin d'argent font ce jeu chaque année. Et sur ce million seulement une dizaine meurt ! Il n'y a aucune raison que ce soit toi ! En général, ce sont les gens qui en abusent !
Tom : ...
Bob : Allez y ! Qu'attendez vous ?


Je collais l'arme contre ma tempe pour la seconde fois, fermais les yeux, et tirais... Un léger clic se fit entendre mais rien de plus.

Bob : Tu vois petit ! Il n'y a absolument AUCUNE chance de mourir ! Tu viens de gagner 5000¤ !

J'étais super heureux ! Cela m'avais fait stresser juste un dizaine de secondes pas plus... Et je gagnais 5000¤ ! Ensuite, ce fut le tour d'Andréas. Comme s'il avait fait ça toute sa vie, il pointa l'arme contre sons front et tira. Le même cliquetis retentit mais c'est a peine si on l'entendais avec le bruit de la foule de l'autre côté de la porte. Andréas, à son tour, empocha les 5000¤. C'était le tour de Tom.

Tom : Vous êtes sur que ça vaut bien la peine ? On a déjà gagner 10000¤ en une soirée ça suffit peut être non ?
Moi : Mais aller vas y ! Tu en seras content après ! Et 5000 ¤ ce n'est jamais de trop ! =)


Tom chargea le pistolet et le plaça sur sa tempe... Sa main tremblait et il ne pouvait pas appuyer, comme si il avait peur de mourir ce qui était totalement ridicule puisque seulement 10 personnes sur un million mourraient à ce jeu la !

Andréas : Aller quoi ! Qu'est ce que t'attends !?
Bill : Grouilles toi merde ! On va pas rester ici toute la nuit ! T'es une poule mouillée ?!?
Bob : Il n'y a absolument aucun risque petit... aucun risque !


Tom appuya enfin sur la gâchette. Un bruit sourd retentit. Celui d'une balle tirée au corps à corps. Tom s'effondra par terre... C'était la dernière fois que je voyais mon frère. De l'autre côté de la porte, dans le bar, un silence s'installa ; le bruit avait traversé la porte et il était évident que même avec le brouhaha, tous l'avaient entendu. Au bout de trente secondes, peut être moins le barman repris les choses en main.

Barman : Et maintenant, trinquons tous à ce cher Bob ! Pour avoir créer ce bar ! Et pour avoir permit à la plupart d'entre vous d'avoir de gagner de l'argent alors qu'ils en manquaient !

Les hommes dans le bar hurlèrent.

Tous : Santé ! Trinquons à Bob ! Vive Bob !

Toutes sortes de cris émanaient de derrière la porte. Et soudainement, le temps s'arrêta. Je venais plus ou moins de tuer mon frère, mon jumeau, il était tout pour moi et jamais je n'aurais pu m'imaginer me séparer de lui. Toute ma vie venait de s'écrouler. J'avais échanger mon frère contre 5000¤... Et la dernière fois que je lui avais parlé avait été pour le traité de poule mouillée. Mais je me rendais compte qu'il avait en fait été le plus brave d'entre nous...

J'arrêtais la mon récit. Je n'avais rien de plus à dire. Les larmes perlaient sur mes joues mais je les laissais allées, comme incapable de faire autrement. Juliet me regardait stupéfiée. Je compris qu'elle ne s'attendait pas à ça. Elle s'assit près de moi, me prit la main et me murmura :

Juliet : Je suis désolée...

Elle avait du mal à parler et je devinais qu'elle avait dû elle aussi pleurer sans que je m'en rende compte. On resta là, sans bouger 1 heure..., peut être 2..., ou plus...

# Posté le samedi 08 mars 2008 06:39

Modifié le mardi 08 juillet 2008 07:13

*** Chapitre 8 ***

*** Chapitre 8 ***
*** Point de vue de Juliet ***

Bill m'avait raconté son histoire et cela m'avait laissée stupéfaite. Je ne m'attendais pas à cela quand il m'avait parlé d'accident. Finalement ce n'était pas vraiment de sa faute. Il avait poussé Tom à mourir mais ne l'avais pas tuer. Ainsi, je ne comprenais pas pourquoi il était en prison. On avait décidé d'arrêter le jeu pour le moment et on avait passée une journée des plus banales sans se parler. Je n'avais pas dormis sur le lit mais dans mon coin. Pour moi, c'était devenu comme un refuge. C'était la que je me consolais. Je m'étais donc réveillée tôt a cause de l'inconfortabilité [ça se dit ça?] de ce « lit ». J'avais dons rejoins le vrai lit vers 7 heures pour pouvoir continuer à dormir. De toute façon, Bill n'était pas réveillé et il ne se lèverait sans doute pas avant 11h30. Alors plutôt dormir que de se faire chier pendant 5heures...

[***]

Je me réveillais pour la seconde fois mais toujours avant Bill. Il devait être dans les 11heures.... Je me levais et le regardais dormir un instant. Il était mignon quand il dormait... Un vrai petit ange ! Ce qu'il m'avait raconté la veille m'avait bien turlupinée et je n'arrivais pas à effacer quoi que ce soit de ma mémoire. De ce qu'il m'avait dit, j'en savais soit trop soit pas assez et j'allais être obligée de lui poser quelques questions... Je le quittais des yeux péniblement et allais chercher mon plateau repas qui commençait à être envahit par les mouches ce qui n'avais rien détonnant puisqu'il devait être la depuis déjà plusieurs heures. Je mangeais, assise par terre à attendre que Bill se réveille. Il se réveilla enfin au bout d'une demie heure. Je finissais juste mon petit déjeuner [un peu long pour manger un bout de pain et une soupe TT']. Il se leva et mangea devant moi.

Moi : Je suis désolée de te reparler de ça mais... il faut vraiment que je sache ! Essaye de me comprendre tu m'en a dit soir trop soit pas assez mais la ça va pas, je me pose trop de questions et...
Bill : Qu'est ce que tu veux savoir ?


Je ne pensais pas qu'il céderait aussi vite. Si bien que je n'avais pas préparé de questions ! o_O... Je réfléchis un instant.

Moi : Euh... Je ne comprends pas... T'as peut être poussé ton frère à se tuer mais tu ne l'a pas tuer pour autant alors... pourquoi t'es en prison ? C'est pas que je veux pas de toi hein ! C'est juste que... tu serais mieux dehors...

Un léger silence s'installa. Bill hésitait. Je ne savais pas à quoi il pensait. Cela dura quelques minutes.


*** Point de vue de Bill ***



[*][Flash Back][*]


Je regardais le corps de mon frère par terre, sans vraiment comprendre. J'étais ivre et cela mit un certain à monter jusqu'à mon cerveau ! Enfin, j'éclatais en sanglots. Andréas lui, restait la, debout à regarder le corps de son meilleur ami. Il ne semblait pas vraiment réaliser ce qui venait de se passer. En plus de tout ça, il allait falloir l'annoncer aux parents. On rentra tous les deux et Andréas resta pour dormir chez moi. On ne dit pas un mot. On se coucha, et on dormit vite. Tom était resté au bar. De toute façon, il ne pouvait pas rentrer. Et ce « cher Bob » avait promis de s'en occuper. Il me ramènerait le corps demain matin. Il n'y aurais plus qu'a l'enterrer. J'avais peur pour demain. Peur de revoir le cadavre de mon frère, et peur de l'annoncer à mes parents. Je m'endormis sur ses pensées macabres.

Le lendemain, je fus réveillé vers huit heures, le barman avait ramené le corps de Tom dans un grand sac de couchage. Ses pieds dépassaient légèrement et pendaient dans le vide. Je pris le corps avec Andréas et on le déposé dans son lit (a Tom). Mes parents ne rentrent que dans 1heure. J'ai peur de leur dire la vérité. Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie. Andréas me propose d'aller faire un tour. Il sait que je ne me sens pas bien et que je me sens responsable pour hier. Il est le seul à me comprendre et je ne pourrais jamais le remercier assez pour ça. Lui aussi se sent coupable pour hier soir. On va donc marcher un peu dans un chemin forestier où on avait l'habitude d'aller Tom, Andréas et moi quand on étaient petits. Ca me faisait bizarre de revenir ici. Cela faisait un moment que je n'était pas venu. Mais c'était tout de même la que nous étions car nous savions que si Tom avait été la c'est la qu'il nous aurait emmenés. On rentre au bout d'une bonne heure. J'ai beaucoup pleuré mais ai réussi à me calmer. On rentre dans la maison. Je propose à Andréas de rentré mais il refuse. Il veut être la car il connaît bien mes parents et qu'il veut montrer que je ne suis pas seul responsable. Mes parents rentrent enfin. J'embrasse ma mère sans savoir que c'est la dernière fois que cela arrive. Mon beau-père me tape dans le dos et me demande :

Gordon : Ca va pas ? T'es pâle ! Il est peut être malade !

Les larmes commencent à couler sur mes joues. Ma mère me demande à plusieurs reprises ce qu'il y a mais je sens que je ne pourrais jamais répondre. Je ne pouvais pas dire la vérité. Je ne pouvais pas dire que j'avais poussé mon frère à jouer à la roulette russe. Sans même le vouloir, j'aggravais la situation :

Moi : J'ai tué Tom...

Ma mère devient pale. Et Mon père ne tarda pas à l'imiter.

Simone : C'est une plaisanterie n'est ce pas ? Dis moi que c'est une plaisanterie !
Moi : Je suis désolé...
Gordon : Mais qu'a tu donc fais ?
Moi : C'était un accident !


Gordon commença à pleurer mais la réaction de ma mère m'étonna beaucoup. Elle partit dans la cuisine en hurlant :

Simone : J'appelle la police !
Gordon : Mais attend voyons ! Laisse le s'expliquer !
Simone : Je ne veux pas d'explications ! Cet homme à tué mon fils !


C{/g]et homme.... Cette phrase résonne encore dans ma tête... L'intonation de ma mère, la forme de sa bouche lorsqu'elle l'a prononcé, jusqu'au moindre détail... Désormais, pour elle, je n'étais plus son fils. Cela fût très dur à entendre pour moi, me choqua, et je ne pu retenir quelques larmes.
Gordon commençait à s'affoler. Il venait de perdre un fils. Il ne voulait pas en perdre deux. Il essaya vainement de retenir Simone qui hurla dans le combiné :

Simone : Au secours ! An secours ! Un homme à tué mon fils ! Au secours ! Venez vite il est encore dans la maison !

J
e n'avais pas la force de fuir et je savais que c'était inutile. Au fond, peut être que je le méritais ? La police arriva et juste avant qu'elle ne m'emmène dans la voiture Andréas me souffla : « Pourquoi t'as fais ça ? » Je ne pu lui répondre mais c'était inutile car il savais déjà la réponse.
Après ça, tout passa très vite. Le lendemain, je me retrouvais au tribunal et je fus accusé pour homicide involontaire. Le jury, qui connaissait bien ma mère, n'avait même pas voulu entendre ma version des choses. Ma mère avait inventé une histoire comme quoi j'avais tué Tom pas jalousie. Mais Gordon avait tout de même ajouté que c'était un accident. Lui aussi essayait de ne pas me perdre et je lui en était très reconnaissant mais à force de vivre en concubin avec ma mère, il avait finit pas croire ce que celle-ci lui racontait et il ne venait plus me rendre visite en prison. On m'emmena en prison la semaine qui suivit et j'étais resté dans cette cellule jusqu'à aujourd'hui.



[*][Fin du Flash Back][*]


Je racontais tout cela à Juliet dans les moindres détails. Elle soupira profondément mais ne dit rien. Maintenant, elle savait tout sur moi ou presque mais je ne savais pratiquement rien sur elle.

# Posté le samedi 08 mars 2008 15:06

Modifié le mardi 08 juillet 2008 07:13

*** Chapitre 9 ***

*** Chapitre 9 ***
*** Point de vue de Juliet ***

Ce matin je me réveillais seulement vers midi. Bill n'était pas dans la cellule. Cela ne m'inquiéta nullement. Il devait être avec Andréas car il venait aujourd'hui. Je déjeunai constatant que Bill avait déjà mangé. Il devait être pressé ! Il rentra une demie heure plus tard environ un sourire jusqu'aux oreilles.

Moi : Qu'est ce qu'il te rend si heureux ? C'est Andréas ?
Bill : Nan il n'est pas encore venu !
Moi : Bah quoi alors ?
Bill : Ca fait 1 mois que je travaille a la prison pour pouvoir louer la Gibson de la vitrine et je l'ai fait ! =)
Moi : Sérieux ?
Bill : Ouai pour 3 heures !
Moi : =)
Bill : Bah qu'est ce qu'il y as ?
Moi : Nan rien ! C'est juste que ça fait 4 ans que je joue de la gratte xD !
Bill : Vraiment ?
Moi : Ouai !
Bill : Bah tu me montreras ce que tu sais faire !
Moi : Cool ! ^^
Bill : =P
Moi : Et toi t'en fais depuis combien de temps de la guitare ?
Bill : [son sourire disparu] En fait j'en fait pas vraiment, c'est Tom qui m'a appris ! Moi je chante ^^
Moi : Ah...
Bill : C'est pas grave ^^
Moi : (j'ai jamais dis que ce l'était xD) Tu faisais quoi avant ? Enfin je sais pas t'as 18 ans ! T'avais pas un job ? Ou t'es dans tes études ? Moi je suis au lycée. Enfin j'étais.


En disant cela, j'avais une touche de nostalgie. Je disais toujours que je n'aimais pas l'école mais maintenant, je me rends compte que ça me manque énormément ! [Moi ça me manquera jamais surtout le self TT].

Bill : Si j'étais chanteur !
Moi : Mais t'étais pas au lycée ?
Bill : Nan on avaient un groupe de rock avec mon frère et d'autres ! C'était assez connu !
Moi : « Les autres » C'est ceux qui sont sur la photo ?
Bill : Quelle photo ?


Oups ! Je venais de me rappeler qu'il n'était pas au courant xD ! Quelle conne ! x(

Moi : Euh... J'ai dit photo ? J'suis folle moi xD T'as du mal comprendre !
Bill : J'ai une photo dans mon sac...

Il la sort et me la montre.

Bill : Tu parles de celle la ?
Moi : Euh... ouai. Je suis désolée j'ai fouillé dans ton sac un jour ou tu étais avec Andréas. Je savais rien de toi et...
Bill : pff


Il n'avait pas l'air en colère.

Bill : Je n'aurais pas besoin de te la montrée ! Ni de t'expliqué...
Moi : Bah si en fait.... C'est qui eux ?


Il me présenta Tom et Andréas. Il n'étais pas du tout en rogne contre moi ce qui m'étonna.

Bill : J'ai pas envie de gâcher une si bonne journée...

Je n'eu rien le temps de répondre, le garde arriva avec la guitare. Elle était encore plus belle que dans la vitrine. Bill la prit et commença à jouer un morceau et chanta par dessus. Il m'expliqua que c'était son frère qui l'avait composée et lui les paroles. C'était de l'allemand mais je n'avais pas assez d'expérience pour comprendre tout. Il me dit alors que cela parlait de son frère jumeaux et de lui, comment ils étaient liés, comment ils ne pourraient « jamais se séparer ». Cela me mit les larmes aux yeux. Il me donna ensuite la guitare et je jouai d'autres morceaux comme Nightwish, dont Amaranth, mais aussi du Green Day, du Superbus et d'autres groupes de rock. Bill me dit que je jouais bien. Pendant 3 heures on joua l'un après l'autre et il m'appris aussi une de ses chansons : Rette mich... « Sauve moi » Il me confia que c'était grâce à cela qu'il vivait grâce à cette chanson. Il en avait de très bons souvenirs.

Je commencais vraiment à m'attacher à Bill mais il était encore trop tôt pour lui confier mon terrible secret. Mais je le ferais un jour, je me l'étais promis...

# Posté le mardi 11 mars 2008 13:18

Modifié le mardi 08 juillet 2008 08:54